Il y a un an, le Conseil constitutionnel censurait partiellement la « loi Duplomb », qui visait à réintroduire l’acétamipride, un pesticide interdit en France depuis 2018 et faisant l’objet d’interrogations scientifiques quant à son potentiel cancérogène.
Et pour cause : dès 2016, la majorité des experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) proposait de classer cette substance comme cancérogène suspectée.
1 pas en avant, 3 pas en arrière.
L’adoption, lundi soir, par l’Assemblée nationale du texte issu de la commission mixte paritaire marque une véritable régression dans la politique de réduction des risques liés aux pesticides.
La Ligue contre le cancer déplore ce vote et reste pleinement mobilisée sur ce sujet.
Face aux risques liés aux pesticides, la politique régresse.
Le projet de loi d’urgence agricole prévoit de confier à l’ANSES la possibilité d’autoriser, à titre dérogatoire, la réintroduction de deux pesticides interdits en France : le flupyradifurone et l’acétamipride, ce dernier faisant pourtant l’objet d’interrogations scientifiques sur son potentiel cancérogène.
Au-delà des interrogations spécifiques concernant l’acétamipride, les connaissances scientifiques disponibles montrent des risques sanitaires associés à l’exposition aux pesticides.
Pourtant, lundi soir, l’Assemblée nationale a adopté le texte issu de la commission mixte paritaire.
ENSEMBLE, luttons contre les inégalités face à la maladie.

