Femmes aidantes : une présence discrète mais essentielle

Derrière chaque parcours de soin, il y a souvent une présence discrète mais essentielle.
Dans la majorité des cas, cette présence est celle d’une femme.

On me dit souvent que je suis « courageuse », comme si c’était inné chez moi de tout porter. En vrai, je n’ai pas eu le choix. Ma vie est devenue une liste de soins pour les autres, mon conjoint, mes enfants… Le soir, je m’écroule, je ne dors pas, je réfléchis déjà aux dosages du lendemain.Ma propre santé ? C’est le dernier dossier de la pile, celui que je n’ouvre jamais.
Camille, proche aidante de son mari.

Alors que ces femmes organisent, accompagnent et soutiennent, une question demeure : qu’en est-il de leur propre santé ?

Pour de nombreuses femmes, l’aidance ne remplace pas les autres responsabilités : elle s’y ajoute. Les rôles se cumulent et la charge mentale d’alourdit. Dans ce contexte, prendre du temps pour soi peut devenir difficile, voire culpabilisant.

Ce constat met en lumière une réalité plus large : l’aidance, loin d’être neutre, s’inscrit au croisement d’inégalités de genre, sociales et de santé.